L’Heure exquise – Métamorphoses

Retour sur la saison 2025-2026

Ce concert est une invitation à plonger dans l’univers des Métamorphoses d’Ovide, source d’inspiration de nombreux artistes des XVIIe et XVIIIe siècles. De Jacob Van Eyck à Jean-Louis Duport, en passant par Jean-Philippe Rameau, François Couperin et Jean-Sébastien Bach, tous ont connu ce texte et nous en avons trouvé des traces dans leur musique.

Laissez-vous guider par la jeune Daphné à la rencontre de personnages mythologiques. Peut-être assisterez-vous à un concours de virtuosité musicale digne de celui des Piérides et des muses ? Si vous tendez l’oreille, vous entendrez les tendres plaintes d’Écho, repoussée par Narcisse.

Léa Grenet – flûtes à bec ; Pierre Descamps – violoncelle ; Adèle Gornet – clavecin

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Avec ce titre, Kurtág transforme la métamorphose en jeu (Játékok), sans lui retirer sa profondeur poétique. L’homme devenu fleur porte en lui le message (Üzenet) métaphorique de Goethe : l’unité du vivant ne s’exprime pas par une forme fixe, mais par des transformations.

Dans la Sonate pour violon et piano de Debussy, la musique évolue par successions de timbres, de couleurs, tandis que le Quatuor avec piano n°1 de Mel Bonis déploie une métamorphose plus thématique, plus romantique. Ainsi la musique, à travers ses gestes, ses signes (Jelek), incarne-t-elle également la plante de Goethe : elle progresse et développe sa forme par la métamorphose de son idée originelle.

Konstanze Heinicke – violon ; Élisabeth Vollet – alto ; Pierre Descamps – violoncelle ; Baptiste Tricot – piano

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En mathématiques, le morphisme est la transformation d’une structure en une autre en préservant ses propriétés premières. Ce concert présente trois instruments à l’identité liée au jazz (saxophone, basse électrique, percussions), placés dans un contexte inédit, réinterprétant fidèlement les règles et l’esprit musical d’un programme éclectique.
À la faveur de trois formes, les instruments se convertissent à un langage propre dans une sonorité renouvelée. Chacune de ces formes est introduite par un moment contemplatif, grâce à un marqueur du répertoire baroque (de Scarlatti à Bach) aux lignes mises à nues, confiées au saxophone et à la basse.
Le premier volet dévoile un regard sur la spiritualité. Le Retour du Rite d’Alex Nante intronise le saxophoniste en guide religieux réaffirmant le concert comme une cérémonie. Les pièces de Pascal Lovergne explorent quant à elles un métissage entre musique carnatique indienne et influences jazz, maniant rythmes palyndromiques en gardant à l’oreille une réminiscence du blues.
Le deuxième volet évoque le corps en vibration, reliant la fougue d’un tango relu par Stravinsky au sein de l’Histoire du Soldat aux amplitudes chaotiques d’une cymbale soliste, dans l’Ivresse et le Progrès de C. Camier.
Le dernier convoque le langage dramaturgique en s’inspirant de la pensée d’Antonin Artaud, mise en musique par Analía Llugdar et Cédric Camier. Pour la première fois, la pièce Il n’y a plus de Firmament ! sera donnée dans une version pour saxophone alto, percussions et électronique.

Raoul Sail Lefebvre – saxophones ; Pascal Lovergne – guitare basse ; Cédric Camier – électronique et percussions

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